Impulsif, bagarreur et sans abri, le jeune Minakata n’est pas à un expédient près.

 

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Pour avoir un jour trouvé un petit boulot de déménageur, il tombe illico amoureux de la déménagée, une belle bourgeoise fraîchement divorcée, d’une classe excédent nettement la sienne. La rejoindre et la convaincre de l’aimer ne serait pourtant pas un problème pour l’outrecuidant s’il ne traînait à ses trousses toute une armée de sbires bien décidés à le ramener à son père, vieux chef yakusa en mal de succession…

On est bien loin de L’homme qui marche et du Gourmet solitaire ! Eh oui ! Faut-il encore le répéter ? Le calme, le doux, le contemplatif Jirô Taniguchi était aussi capable de séries d’action n’ayant rien à envier aux plus brutales séries B (qu’on pense à Trouble is my business ou Un assassin à New York, déjà chroniqué dans ces pages). Bon, pour être juste, il n’est pas le seul responsable : Caribu Marley (!) est ici au scénario, celui-là même qui, sous un autre de ses multiples noms d’emprunt, sera le scénariste de Old boy, adapté au cinéma par Park Chan-wook dans une version restée fameuse. C’est dire si ça drope d’un bout à l’autre de ce one-shot de 1984-1985, dans un joyeux mélange un peu foutraque de dérision et de réelle violence. C’est simple, l’histoire court aussi vite que son héros fortement lippu, autant que peut l’être une version nipponne de Belmondo, dont il partage en outre la gouaille et l’assurance à tout crin. De là à croire qu’il réalise toutes ses cascades lui-même…

Yann Fastier